Les techniques frauduleuses utilisées par les pirates informatiques pour solliciter des informations personnelles et/ou confidentielles (coordonnées bancaires, vol d'identité…) auprès des internautes, ont progressé pour s'adapter aux évolutions des solutions de sécurité.
Retour en arrière sur les évolutions de ces techniques :
Au début, les pirates utilisaient des « keylogger », logiciels capables de récupérer les informations tapées sur le clavier de l'ordinateur.
Le phishing a fait son apparition : Les phishers se font passer pour un établissement financier et invitent l'internaute à cliquer sur un lien hypertexte contenu dans un e-mail ou Message Instantané. Il est alors redirigé sur un faux site (ex : un site commercial légitime, un Fournisseur d'accès à Internet ou une Banque) qui récupère ses données personnelles.
Les banques ont amélioré leur système d'authentification en ligne et parallèlement, les internautes sont plus prudents car mieux informés. De ce fait, les attaques de phishing fonctionnent de moins et moins.
Est apparu ensuite le pharming : Dans les cas de pharming, l'utilisateur saisit la bonne URL du site mais il est redirigé vers un faux site imitant parfaitement l'original (alors que dans les cas de phishing, l'adresse du faux site est légèrement différente du vrai site).
Il est invité à renseigner ses données personnelles telles que numéro de compte et mot de passe. Ces données sont ensuite envoyées aux pirates qui ont ensuite accès aux informations de la victime. Pour plus d'infos sur cette technique :
http://assistance.neuf.fr/neuf/messagerie/...ichDataSheetAdm
Moins connue, la technique du « man in the middle ».
Elle consiste pour le pirate à :
- se faire passer pour le site de la banque vis à vis de l'internaute
- se faire passer pour le client vis-à-vis du serveur de la banque.
Le pirate intercepte alors les données entre les deux.
La dernière technique répertoriée est « man in the browser ».
Une fois l'ordinateur infecté, le code malicieux ne se déclenche que lorsque l'internaute va sur son site de banque en ligne.
Ce type de virus est capable de récupérer les informations (identifiants et mot de passe) qui sont indiquées par l'internaute sur la vraie page web du site bancaire, en interceptant le code HTML dans le navigateur web.
Ces données personnelles sont ensuite directement envoyées vers un site ftp où le pirate les stocke, avant de les revendre au plus offrant sur d'autres sites web dédiés aux cyber-criminels.
Face à cette dernière technique, seule une protection anti-virale intégrant une analyse comportementale est capable de détecter ce type d'attaque, car les codes malicieux sont ciblés et conçus spécifiquement pour attaquer les sites bancaires. Ils ne sont pas diffusés en masse contrairement aux attaques par phishing par exemple.
Cette diffusion restreinte complique beaucoup la tâche des éditeurs de sécurité pour identifier ces virus et pour pouvoir utiliser la reconnaissance par signature.
Source : Information fournie par F-Secure
